NIGER : UN COLLECTIF INTERNATIONAL DEMANDE LA LIBERATION DU PRESIDENT ELU MOUHAMED BAZOUM


par Ibrahima Dia

Aprés deux ans de détention du président démocratiquement élu Mohamed Bazoume internationale conitnue de s’inquieter sur le sort de l’ancien président du Niger . Réuni à Dakar ce vendredi 02 janvier 2025 , le Collectif international pour la libération de Mohamed Bazoum a lancé un appel solennel à la communauté internationale pour mettre fin à ce qu’il qualifie de « détention arbitraire et inhumaine et de prise d’otage 

Devant les journalistes , les membres du collectif ont dénoncé les conditions de séquestration du président nigérien et de son épouse, Khadija Bazoum, retenus depuis le 26 juillet 2023 dans une aile du palais présidentiel à Niamey par les autorités issues du putsch militaire. Selon le collectif, le couple présidentiel est maintenu à l’isolement, privé de liberté, sans inculpation, sans procès et sans accès normal à ses avocats.

Selon ces responsables ,cette détention est contraire au droit international car les organisateurs rappellent que plusieurs institutions internationales ont déjà statué sur l’illégalité de cette détention.
Pour rappel , en décembre 2023, la Cour de justice de la CEDEAO a exigé la libération immédiate du président Bazoum et de son épouse. En février 2025, le Groupe de travail des Nations unies sur la détention arbitraire a, à son tour, qualifié cette séquestration d’illégale, dépourvue de toute base juridique.

Malgré ces décisions, aucune évolution n’a été constatée. « Aucun chef d’accusation recevable n’a été notifié, aucune procédure judiciaire conforme aux standards internationaux n’a été engagée », déplore le collectif, qui évoque également des préoccupations humanitaires majeures liées à l’isolement prolongé et à l’accès limité aux soins.

Créé à Dakar en décembre 2025, le Collectif international pour la libération de Mohamed Bazoum affirme ne mener « ni un combat politique, ni partisan », mais une lutte en faveur de la démocratie, de l’État de droit et de la vérité. Une lettre ouverte adressée aux Nations unies, à l’Union africaine, à la CEDEAO et à l’Union européenne a déjà recueilli plus de 5 000 signatures à travers le monde.Parmi les signataires figurent d’anciens chefs d’État, dont l’ex-président français François Hollande, ainsi que plusieurs anciens Premiers ministres, ministres, parlementaires, diplomates et universitaires. D’autres personnalités, encore en fonction, soutiendraient l’initiative sans pouvoir signer publiquement.Ils en appellent à la diplomatie sénégalaise et aux grandes figures internationales car profitant de la rencontre à Dakar, le collectif a adressé un appel direct au président de la République du Sénégal, Bassirou Diomaye Faye, l’exhortant à mobiliser la diplomatie sénégalaise, notamment dans le cadre des responsabilités du Sénégal au sein de la CEDEAO. Une lettre officielle a été déposée à la présidence le jour même.

Des courriers ont également été envoyés à l’ancien président américain Barack Obama et à la Fondation Mo Ibrahim, cette dernière étant invitée à réexaminer le prix décerné à l’ancien président nigérien Issoufou Mahamadou, soupçonné par le collectif d’avoir joué un rôle dans le coup d’État.

« Libérer Bazoum pour réconcilier le Niger » car s’adressant directement à la junte militaire de Niamey, le collectif estime que la détention de Mohamed Bazoum est devenue « une impasse politique et morale » pour le Niger. « Libérer le président Bazoum, c’est créer les conditions d’une réconciliation nationale et rendre au pays sa dignité », ont martelé les intervenants.

Les avocats du président, présents à Dakar, ont rappelé que l’oubli et le silence constituent aujourd’hui le principal danger. « Tant que Mohamed Bazoum restera détenu, nous continuerons à saisir les juridictions et à interpeller l’opinion internationale », ont-ils affirmé.

Plus de deux ans après le putsch, la mobilisation s’intensifie. Pour le collectif, une chose est claire : la libération de Mohamed Bazoum ne relève pas d’une cause partisane, mais du respect des principes universels de démocratie, de justice et de dignité humaine.

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