Par Ibrahima Dia
La polémique enfle autour des déclarations du député Cheikh Bara Ndiaye, accusé par certains acteurs politiques de multiplier les propos jugés irrespectueux à l’endroit du Président de la République Bassirou Diomaye Faye.
Dans une déclaration publique, Pape Bérenger Ngom, président des Hôteliers du Sénégal et membre de la Coalition Diomaye Président, dénonce avec fermeté ce qu’il qualifie de « dérive verbale grave » dans le débat politique national. Selon lui, la fonction de député ne peut en aucun cas servir de prétexte pour s’attaquer de manière répétée et virulente aux institutions de la République.
« La liberté d’expression ne doit pas se transformer en licence d’irrespect », estime-t-il, appelant à un retour à plus de responsabilité dans les prises de parole publiques.
Le responsable politique s’interroge également sur le silence des autorités judiciaires face à ces sorties médiatiques. Il appelle le Procureur de la République à examiner la situation afin de préserver la dignité de la fonction présidentielle et l’autorité de l’État.
La question du rôle des médias est également soulevée. Selon lui, certaines chaînes de télévision offrent régulièrement une tribune au député pour tenir des propos particulièrement critiques envers le pouvoir en place. Il invite ainsi le Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA) à faire respecter les règles encadrant le débat public et à veiller à la responsabilité éditoriale des médias.
Autre point soulevé : les déclarations récentes du député à l’Assemblée nationale visant Aminata Touré. Des propos que l’auteur de la déclaration qualifie de « graves et diffamatoires ». Il estime que la Coalition Diomaye Président pourrait envisager des actions judiciaires afin de défendre l’honneur de la responsable politique et préserver la crédibilité des institutions.
Face à cette situation, Pape Bérenger Ngom appelle à une prise de conscience collective. Pour lui, la démocratie sénégalaise ne peut se construire sur la surenchère verbale et les attaques personnelles. « Le débat politique doit rester ferme, mais respectueux des institutions et des personnes qui les incarnent », conclut-il.

