Par ailleurs, il estime que le texte voté reprend largement une proposition de loi que son organisation avait déjà portée sous l’ancien régime. « C’est cette même proposition de loi que nous avions présentée sous les conseils de juristes et de constitutionnalistes comme le professeur Ndiack Fall », a-t-il expliqué. Toutefois, selon lui, le projet adopté va plus loin sur certains aspects. Il cite notamment le renforcement des sanctions financières. « Nous avions sollicité dans notre proposition de loi une amende de 1 à 5 millions de francs CFA. Aujourd’hui ce projet de loi parle de 2 à 10 millions de francs d’amende », a-t-il précisé. Ceci, en plus de la prise en compte de situations impliquant des mineurs. « Si l’acte contre nature est commis avec un mineur, le maximum de la peine, c’est-à-dire 10 ans, sera appliqué », a indiqué le vice-coordonnateur du mouvement.
‘’And Samm Jikko Yi’’ insiste sur la logique de « durcissement des peines » plutôt que de criminalisation. « Les propositions de loi introduites lors du règne de Macky Sall concernaient le durcissement des peines et non la criminalisation », a affirmé Adama Mboup, estimant que cette option permettrait de juger les faits plus rapidement en cas de flagrant délit.
Concernant la dénonciation abusive faite de mauvaise foi contre de supposés homosexuels, le mouvement dit approuver la disposition destinée à prévenir toute dérive, rappelant que la notion de diffamation est déjà prévue par le Code pénal.

