par Ibrahima DIA
Face aux mutations sociales et aux inquiétudes croissantes autour de l’homosexualité et des risques sanitaires, Serigne Khadim Mbacké appelle à une mobilisation urgente des autorités religieuses pour préserver les équilibres sociaux.
Dans une déclaration marquée par un ton d’alerte, Serigne Khadim Mbacké, fils de Serigne Bassirou Anta Niang , a relancé le débat sur la question de l’homosexualité et ses implications sociales et sanitaires au Sénégal.
Selon lui, ce sujet, déjà évoqué il y a plusieurs années, mérite aujourd’hui une prise de position claire et coordonnée des chefs religieux. « Il est urgent que les guides religieux se prononcent », a-t-il insisté, pointant du doigt ce qu’il considère comme un phénomène en progression, notamment dans la ville religieuse de Touba et de Darou Moukhty
Dans son analyse, Serigne Khadim Mbacké établit un lien entre certaines réalités socio-économiques et la propagation de comportements jugés déviants. Il plaide ainsi pour une facilitation des mariages, estimant que des dots plus accessibles pourraient constituer une réponse préventive. « Il vaut mieux encourager des unions simples que de dépenser des sommes importantes dans des biens matériels comme des téléphones de luxe », a-t-il soutenu. Si les jeunes ne se marient pas ,ils vont se réfugier dans l’homosexualité et le lesbianisme car la nature a horreur du vide .
Au-delà des aspects sociaux, il interpelle directement les plus hautes autorités religieuses, notamment le Khalife général des mourides, Serigne Mountakha Mbacké et Serigne Khalid Mbacké les invitant à initier une concertation d’envergure. Il propose, à cet effet, l’organisation d’une visioconférence réunissant les khalifes généraux des différentes confréries, notamment de Touba, Tivaouane et Kaolack,Darou Moukhty et autres cités religieuses afin de réfléchir à des solutions concertées.
Sur le plan sanitaire, Serigne Khadim Mbacké évoque également la question du VIH/Sida. Il estime que le faible taux de prévalence observé au Sénégal pourrait susciter des influences extérieures, appelant à une vigilance accrue. Dans une proposition controversée, il suggère l’instauration de mécanismes de suivi, comparables à ceux appliqués à certaines catégories sociales, dans une optique de contrôle et de prévention.
Par ailleurs, il met en garde contre les effets pervers de certaines mesures répressives. Selon lui, les arrestations pourraient paradoxalement contribuer à médiatiser et banaliser le phénomène, qui existerait déjà, dit-il, dans certaines familles et même dans des structures éducatives religieuses.
Enfin, son intervention s’élargit à d’autres menaces qu’il juge préoccupantes, notamment la montée de la consommation de drogues dures et les risques de propagation du VIH. « Le pire pourrait être devant nous si des mesures fortes ne sont pas prises », avertit-il.
Dans ce contexte, Serigne Khadim Mbacké appelle à une réponse globale, impliquant à la fois les autorités religieuses, les familles et l’ensemble de la société, afin de préserver les valeurs et anticiper les défis à venir

