Par Alpha Ousmane Ndiaye
Diourbel – En marge de la caravane de la Semaine nationale de la femme, la ministre de la Famille, de l’Action sociale et des Solidarités, Maïmouna Dièye, a réaffirmé l’engagement de l’État en faveur de l’autonomisation économique des femmes. Elle a annoncé la volonté du gouvernement de faire adopter une loi d’orientation destinée à lever les obstacles liés à l’accès au financement, à la formation et aux opportunités économiques.
Selon la ministre, cette future loi permettra de mieux coordonner les politiques publiques de promotion sociale et économique en faveur des femmes. Elle s’inscrit dans une dynamique de renforcement des mécanismes d’appui existants et de consolidation des acquis.
350 millions de FCFA pour les femmes de Diourbel
Au cours de sa visite, Mme Dièye a promis un financement global de 350 millions de francs CFA en faveur des femmes de la région de Diourbel pour l’année en cours. Ces ressources seront mobilisées à travers le Fonds national de crédit pour les femmes et le Fonds national pour l’entrepreneuriat féminin.
« Le mécanisme de financement de mon département procédera au financement des femmes de la région de Diourbel au cours de cette année », a-t-elle déclaré, précisant que ces fonds serviront à promouvoir les activités génératrices de revenus et à renforcer l’autonomie économique des bénéficiaires.
La ministre a également salué le dynamisme économique des femmes des régions de Louga et de Diourbel, tout en mettant en avant leur contribution significative à la valorisation du consommer local.
Un financement inclusif
Placée sous le thème : « L’opérationnalisation du Plan de redressement économique et social – Jubbanti Koom : les femmes en action à la base », la caravane ministérielle vise à renforcer la présence de l’État auprès des femmes à la base.
Mme Dièye a assuré que ce financement sera inclusif, intégrant notamment les femmes en situation de handicap. La cérémonie s’est tenue en présence du gouverneur de Diourbel, Ibrahima Fall, ainsi que du délégué général à la Protection sociale et à la Solidarité nationale, Matar Sène, et d’autres autorités administratives.
En guise de geste social, la ministre a procédé à la remise de cinq tonnes de riz et une tonne de dattes aux écoles coraniques de la région, réaffirmant ainsi la solidarité de l’État envers les couches vulnérables.
À travers cette initiative, le gouvernement entend poser les bases d’une autonomisation durable des femmes, considérée comme un levier essentiel du développement économique et social du Sénégal.

