Crises de 2021-2024 : Macky Sall défend son bilan et justifie la loi d’amnistie


Rècit  infosdujour
Dakar / Washington – En déplacement aux États-Unis dans le cadre de sa campagne pour le secrétariat général de Organisation des Nations unies, l’ancien président sénégalais Macky Sall est sorti de son silence sur les violences politiques qui ont marqué le Sénégal entre 2021 et 2024.
Interpellé par des acteurs de la société civile, l’ex-chef de l’État a rejeté toute responsabilité directe dans l’escalade des tensions, pointant plutôt des tentatives de conquête du pouvoir par des moyens non démocratiques. « Certains ont voulu utiliser la violence pour accéder au pouvoir. En tant que garant des institutions, je ne pouvais pas laisser faire », a-t-il affirmé.
Au cours de son intervention, Macky Sall a évoqué une série d’actes violents ayant, selon lui, mis en péril la stabilité nationale. Il parle notamment d’habitations incendiées, de sièges de médias attaqués, de menaces contre des magistrats et des responsables publics, ainsi que de destructions d’infrastructures majeures comme les chantiers du Train Express Régional et du Bus Rapid Transit. Il a également mentionné des attaques contre des transports publics ayant causé des pertes en vies humaines, qualifiant certains de ces actes de terroristes.
Face à cette situation, l’ancien président revendique une gestion ferme de la crise. Il affirme que la survie de la République était engagée et que l’État a pris ses responsabilités pour restaurer l’ordre et assurer la sécurité des citoyens, précisant que les dossiers ont été confiés à la justice.
S’agissant de la loi d’amnistie adoptée à la fin de son mandat, Macky Sall explique qu’il s’agissait d’un choix dicté par la recherche de stabilité et de cohésion nationale. Selon lui, il était essentiel d’éviter de laisser un pays divisé et de favoriser l’apaisement en permettant la libération des personnes détenues dans le cadre des troubles politiques.
Enfin, l’ancien chef de l’État a salué l’issue du processus électoral, estimant que le peuple sénégalais a souverainement tranché en portant au pouvoir le parti PASTEF. Il a insisté sur le fait que l’accès au pouvoir doit se faire par les urnes et non par la rue, mettant en avant la solidité des institutions démocratiques du Sénégal.

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