Par Mouhamadou Ba
Dans un contexte marqué par l’urgence climatique et la nécessité de préserver les équilibres environnementaux, un atelier d’information et de sensibilisation sur le Protocole de Montréal a réuni des professionnels des médias autour des enjeux liés à la protection de la couche d’ozone. Organisée en partenariat avec l’Association des Journalistes pour la Transparence dans les Ressources extractives et la Préservation de l’Environnement (AJTREPE), cette rencontre vise à renforcer les capacités des acteurs de l’information sur les thématiques « Ozone et Climat ».
L’objectif général de cet atelier est clair : améliorer la qualité, la pertinence et l’impact du traitement médiatique des questions liées à la protection de la couche d’ozone, à l’élimination des substances appauvrissant la couche d’ozone (SAO) ainsi qu’à la réduction des hydrofluorocarbures (HFC), conformément aux engagements internationaux du Sénégal.
De manière spécifique, il s’agit d’abord d’aider les professionnels de l’information à mieux comprendre les enjeux scientifiques, environnementaux et climatiques liés à la mise en œuvre du Protocole de Montréal et de l’Amendement de Kigali. Les participants ont également été édifiés sur le cadre réglementaire et institutionnel national relatif à la gestion et au contrôle des substances réglementées, ainsi que sur les actions entreprises par l’État du Sénégal.
L’atelier a aussi mis l’accent sur le rôle des médias dans la vulgarisation de l’information environnementale. Les journalistes ont été invités à produire des contenus fiables, accessibles et pédagogiques, capables de sensibiliser efficacement le grand public. Il s’agit, en outre, de les encourager à s’impliquer davantage dans la lutte contre le commerce illicite des substances nocives pour la couche d’ozone, notamment les fluides frigorigènes.
Prenant la parole, le président de l’AJTREPE, Youssouf Bodian, a insisté sur l’importance de l’implication des journalistes spécialisés dans le traitement des questions environnementales. Selon lui, une meilleure compréhension des enjeux permet une information plus juste et plus impactante.
De son côté, Baba Dramé, directeur de la réglementation au ministère de l’Environnement, a rappelé le rôle central des médias dans la société. « Vous êtes des éducateurs de masses, des veilleurs citoyens et des partenaires incontournables », a-t-il déclaré, soulignant que leur contribution est essentielle pour sensibiliser et accompagner les populations dans l’adoption de comportements responsables.
Il a également insisté sur la nécessité de confier le traitement de l’information à des professionnels formés, afin de garantir la crédibilité et la rigueur des messages diffusés. « L’information est un métier, et il faut la laisser à ceux qui sont formés pour ça », a-t-il martelé.
À travers cet atelier, les organisateurs espèrent poser les bases d’un partenariat fiable et durable entre les institutions publiques et les médias, en vue de renforcer la communication environnementale au Sénégal. Une initiative qui pourrait contribuer à une meilleure appropriation des enjeux liés à la protection de la couche d’ozone et à la lutte contre le changement climatique.

