Par Alpha Ousmane Ndiaye
Diourbel – La région de Diourbel a récemment accueilli une réunion de concertation territoriale dans le cadre de l’élaboration de la Stratégie nationale de l’équité (SNE). Cette rencontre a permis aux acteurs locaux d’exprimer leurs préoccupations, qui seront prises en compte dans le document final, selon la directrice du développement communautaire et de la promotion de l’équité, Assiya Gaye Diop.
L’objectif de cette stratégie est de réduire les inégalités entre les territoires en s’appuyant sur une meilleure identification des disparités et une analyse approfondie de l’accès aux services sociaux de base. « Nous sommes venus nous enquérir de la situation sur le terrain, échanger avec les populations, les acteurs locaux et les représentants des services de l’État », a expliqué Mme Diop.
Parmi les préoccupations majeures soulevées, la question du handicap a occupé une place centrale. Les participants ont notamment insisté sur les difficultés liées à l’accès aux infrastructures, à l’inclusion sociale et à la prise en charge globale des personnes en situation de handicap. « Ce sont des aspects qui sont revenus de manière récurrente et qui méritent une attention particulière », a souligné la directrice.
Elle a également relevé les disparités importantes entre Diourbel et d’autres régions comme Dakar ou Thiès, notamment en matière d’infrastructures. Malgré cela, elle a mis en avant le potentiel de la région, en particulier son poids religieux, qu’elle considère comme un levier stratégique pour promouvoir l’équité sociale. « La religion peut jouer un rôle essentiel, notamment à travers des mécanismes comme la zakat, pour renforcer la solidarité et corriger certaines inégalités », a-t-elle indiqué.
Les discussions ont aussi porté sur des secteurs clés tels que l’accès à l’eau potable, à l’électricité et à l’éducation. L’accent a été mis sur la nécessité de développer des écoles mixtes intégrant à la fois l’enseignement classique et l’apprentissage coranique.
Par ailleurs, la question des bourses sociales et des filets de sécurité destinés aux couches vulnérables a été évoquée, avec pour objectif d’élargir leur portée et leur efficacité.
Mme Diop a salué la qualité des contributions ainsi que la mobilisation des acteurs locaux, tout en insistant sur l’importance de renforcer la collecte et l’exploitation des données. « Il est essentiel de disposer d’informations fiables pour élaborer un document stratégique capable d’orienter les politiques publiques et de répondre aux urgences des populations vulnérables », a-t-elle affirmé.
Présidée par l’adjoint au gouverneur chargé du développement, Djibril Diop, la rencontre a enregistré la participation des autorités administratives des départements de Bambey, Mbacké et Diourbel, ainsi que des services techniques déconcentrés de l’État.

